Krzysztof Warlikowski

//Krzysztof Warlikowski

Born in 1962 in Szczecin (Poland), theater and opera director.

He studied philosophy and history at the Jagiellonian University of Krakow, then turned to the studies of Greek theater and staging.

Quickly, he became Peter Brook’s and Krystian Lupa’s assistant. His life is marked by important meetings, notably with Ingmar Bergman, Giorgio Strehler or Gerard Mortier, about whom he speaks in this interview.

Warlikowski began his career as a director in 1993 at the Stary Teatr in Krakow, where he directed The Marquise of O … by Heinrich von Kleist. Subsequent performances are mounted in various notable theaters in Poland and Europe, including the Festival d’Avignon, where he presented Kabaret Warszawski in 2013. It was praised both by the French and European public and critics.

Among the awards obtained, you can find the Europe Prize of New Theatrical Realities (2008), and his nomination as Commander of Arts and Letters in France (2013).

Since 2008 he is the director of Nowy Teatr in Warsaw.

Warlikowski is both alert and restless – with his sad and beautifully lucid eyes. This is not the first time we have met, but today something is different. We are in the restaurant of the Théâtre de la Place in Liege, newly refurbished. He looks tired. What he says – it is in March – illuminates the current affairs, political news or the unspoken truths, creeping in people’s heads. He gives some keys to his profession but also speaks about his feelings, in light of his Polish origins, with regard to a country moving forward, but seemingly still stuck in the muddy and often sad history of a great solitaire. He speaks about Poland, but it strangely resonates about all other European countries which lately only seem to exist through the need to save their economies.

Warlikowski is almost frightening in his lucidity, especially through his plays and operas. Especially through creating links between reality and myth. It is one of the few men in European theater to lead a troop living virtually together due to the Nowy Teatr in Warsaw. Even if his theatre is either political or apolitical, it becomes political on the stage, through the interpretation of the actors.

He also does not hesitate to radically change or readapt a play to both internal and external needs.

He explains all of this here.

www.nowyteatr.org

www.theatredeliege.be

//français

Né en 1962 à Szczecin (Pologne), il est metteur en scène de théâtre et d’opéra.

Il a étudié à l’université Jagellonne de Cracovie, la philosophie et l’histoire, puis il est s’est tourné vers les études du théâtre grec et de la mise en scène.

Il devient vite l’assistant de Peter Brook et de Krystian Lupa. Sa vie est marquée de rencontres importantes, notamment avec Ingmar Bergman, Giorgio Strehler ou encore Gérard Mortier, dont il parle dans cet entretien.

Krzysztof Warlikowski démarre sa carrière de metteur en scène en 1993 au Stary Teatr de Cracovie, où il met en scène La Marquise d’O… de Heinrich von Kleist. Ses spectacles ultérieurs sont montés dans différents théâtres notables en Pologne et ailleurs en Europe, notamment au Festival d’Avignon où comme dernier spectacle, il a présenté Kabaret Warszawski, en 2013, salué aussi bien par le public que par les critiques français et européens.

Parmi les prix obtenus, il y a le Prix Europe Nouvelles Réalités Théâtrales en 2008 et il devient Commandeur des Arts et Lettres en France en 2013.

Depuis 2008, il est directeur du Nowy Teatr de Varsovie.

Krzysztof Warlikowski est à la fois alerte et inquiet, il a ces yeux, magnifiquement tristes et lucides. Ce n’est pas la première fois que nous nous rencontrons, mais aujourd’hui quelque chose est différent, nous sommes dans le restaurant du théâtre de la Place à  Liège, nouvellement réaménagé. Il semble fatigué. Ce qu’il dira – on est au mois de mars – éclaire son actualité ainsi que l’actualité en général, celle qui est politique ou celle qui s’insinue entre les êtres.

Il livre quelques clés de son métier mais aussi ses ressentis, au regard de ses origines polonaises, au regard d’un pays qui avance, mais qui semble encore enlisé dans son histoire souvent triste et boueuse, de grand solitaire. Il parle de la Pologne, mais résonnent étrangement tous nos pays européens qui ne se retrouvent qu’à travers le prétexte de vouloir sauver leurs économies.

Warlikowski effraie presque par sa lucidité, surtout quand il crée ses pièces et ses opéras. Surtout quand il noue les liens entre la réalité et les mythes. Il est parmi les seuls hommes de théâtre européen à diriger une troupe qui vit quasiment ensemble autour du Nowy Teatr à Varsovie. Il est aussi parmi les seuls à vouloir un théâtre politique ou apolitique, mais qui le devient à travers la scène et l’interprétation des comédiens.

Il n’hésite d’ailleurs pas à faire évoluer une pièce, la modifier afin de l’adapter aussi bien aux besoins intérieurs qu’extérieurs.

www.nowyteatr.org

www.theatredeliege.be

Interview by Karolina Markiewicz and Pascal Piron. Subtitles translated by David Malek.

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