Danielle Igniti

Interview made on March 30th 2014

Danielle Igniti

Born in 1954, Danielle Igniti studied literature and art history at ULB (Université libre de Bruxelles) in Brussels, Belgium.

She is at the head of the cultural institut Op der Schmelz in Dudelange in the south of Luxembourg. She leads the two art institutes Centres d’art Dominique Lang and Nei Liicht as well, where she shows the most interesting artists from a national and regional point of view. For over twenty years now, she has committed herself to the women’s rights movement. She was at the head of Planning Familial, relentlessly playing her role in the evolution for a more open and responsible society.

This lovely woman with bright eyes was in her twenties during the cultural revolutions of the sixties: May 68, women’s liberation movement, the Factory, Watergate, the war in Vietnam and others, enabling a sexual and intellectual revolution. The civil movements were omnipresent, and one knew what one was fighting for – simply for moving on.

She is the girl of Italian immigrants, raised in the generosity and the frank exchange of opinions. Danielle Igniti is a free and enlightened thinker.

During the long interview with Kulturstruktur, she talks about her relationship with art which surrounds her very closely. She also gives a critical look on the cultural politics and the personal commitment, which go hand in hand, whether it is in Luxembourg or somewhere else. She always considers a straight and clear path essential, but visions remain of a similar importance. This to enable a more attractive, more intelligent context and de facto a more viable one.

Luxembourg could easily constitute this laboratory where we support the contemporary artistic creation – which is nothing else than the understanding of a complex environment and an often painful reality. Politicians would have much more profit to manage countries with citizens who carry  them and their ideas, keeping the past in rear-view mirrors.

Countries with populations valued by the arts and the culture. It is only possible through hard work – certainly the keyword of Danielle Igniti’s existence. She gives the example.


‘Thus, the ultimate choice for a man, inasmuch as he is driven to transcend himself, is to create or to destroy, to love or to hate.’ Erich Fromm


Née en 1954, elle a fait des études en lettres modernes et d’histoire de l’art à l’ULB (Université libre de Bruxelles).

Elle dirige le Centre culturel Op der Schmelz de Dudelange, situé dans le sud du Luxembourg – l’ancien bassin minier. Elle dirige aussi les Centres d’art (Dominique Lang et Nei Liicht) situés dans la même ville, où elle porte les artistes nationaux et régionaux, les plus intéressants du moment. Pendant vingt, elle s’est également engagée pour la cause des femmes. Elle a dirigé le Planning familial et a mené à bien plusieurs combats, notamment celui de l’IVG.

Cette belle femme au yeux lumineux a eu entre vingt et trente ans pendant les révolutions culturelles des années 60: mai 68, la libération des femmes, la Factory, le scandale du Watergate, la guerre au Vietnam, le choc pétrolier et bien d’autres qui ont permis une révolution sexuelle, mais aussi intellectuelle. Les combats citoyens se sont inscrits au goût du quotidien, on savait pourquoi on se battait – pour avancer tout simplement.

Elle est la fille d’immigrés italiens, élevée dans la générosité et l’échange franc des opinions. Danielle Igniti est une libre penseuse, éclairée qui plus est.

Lors d’un long entretien avec Kulturstruktur, elle raconte son rapport à l’art qui l’entoure de très près. Elle lance également un regard critique sur la politique culturelle et l’engagement, qui pour elle vont de pair, que ce soit au Luxembourg ou ailleurs. Elle estime toujours et encore qu’il faille des lignes droites et claires, mais aussi des visions pour rendre un contexte plus attrayant, plus intelligent aussi et de fait plus viable. Le Luxembourg pourrait aisément constituer ce laboratoire où on soutient la création artistique contemporaine, qui n’est rien d’autre que la compréhension d’un environnement complexe, d’une réalité souvent douloureuse. Les politiques auraient bien plus de bénéfices à diriger des pays avec des citoyens qui les portent, eux et leurs idées, avec le passé dans les rétroviseurs, qui ne peut pas s’ignorer. Des pays avec des populations valorisées par les arts et la culture. Cela passe par le travail – certainement le mot clé de l’existence de Danielle Igniti. Elle donne l’exemple.


Interview by Karolina Markiewicz and Pascal Piron. Subtitles translated by Pitt Max.

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