Kaori Ito


Born in Tokyo in 1979. She is a dancer and a Japanese choreographer who lives and works in Paris.

Multidisciplinary and multi-form artist, she works in the fields of theater and video: “sometimes dancer and choreographer, sometimes actor, actors’ coach or video director”. Among others, she worked with the choreographers Angelin Preljocaj, Alain Platel, Philippe Decouflé, James Thierrée and Sidi Larbi Cherkaoui, as well as with the stage directors Denis Podalydès and Guy Cassiers. She is presented as “one of the most compelling interpreters of her generation”, sometimes even as a miracle.

She stayed in Luxembourg (10th and 11th December 2014) for two representations of one of her latest works, Asobi. When we met, she took her time to explain her work as a dancer and choreographer, but also her position of being a young woman in front of her Japanese origins – a conservative society (despite of its appearances), leaving almost no possibilities to a woman to develop freely.

As a dancer, Kaori is often compared to an insect, she glorifies a certain feminine bestiality. Her work is profoundly instinctive, she does not trust words (which will be the object of her next creation). She has however the power to speak straight while making connections with today’s society. It is obvious that these sources of reflections also turn around the studies in sociology in which she has a a diploma.

In the Japanese language, the word “asobi” is related to relaxation and letting go,  insignificant but necessary activities and pleasure. With a strong sexual connotation, this word also makes reference to the erotic and regressive games in which engage some of the Japanese people, mainly men. This is what Kaori questions: what are the asobi practices for women? To answer this question, two female and two male dancers (among whom we find the choreographer) evolve on a stage in reference to the love hotels, each one representing a particular relationship to the body and different desires.

//français

Kaori Ito

Née à Tokyo en 1979, est une danseuse et chorégraphe japonaise qui vit et travaille à Paris.

Artiste pluridisciplinaire et multiforme, elle investit également le champ du théâtre et de la vidéo : « tantôt danseuse et chorégraphe, tantôt comédienne, coach d’acteurs ou encore vidéaste». Elle a notamment travaillé avec les chorégraphes Angelin Preljocaj, Alain Platel, Philippe Decouflé, James Thierrée et Sidi Larbi Cherkaoui, ainsi qu’avec les metteurs en scène de théâtre Denis Podalydès et Guy Cassiers. Elle est présentée comme « l’une des interprètes les plus enthousiasmantes de sa génération», voire comme un prodige.

Lors de son passage à Luxembourg, les 10 et 11 décembre derniers, pour deux représentations de l’un de ses derniers spectacles, Asobi, elle a pris le temps de nous expliquer clairement son travail de danseuse et de chorégraphe, mais aussi de jeune femme face à ses origines japonaises – une société conservatrice malgré les apparences, ne laissant que très peu de choix réels à une femme pour s’épanouir.

En tant que danseuse, Kaori est souvent comparée à un insecte, elle magnifie une certaine animalité féminine. Son travail est profondément instinctif, elle dit se méfier des mots (qui sera l’objet de sa prochaine création). Elle a cependant la faculté de parler sans aucun détour tout en glissant des liens évidents avec la société d’aujourd’hui. Il est évident que ces sources de réflexions tournent également autour des études en sociologie dont elle est également diplômée.

En ce qui concerne Asobi, en japonais, le terme “asobi” est lié au lâcher-prise, aux activités insignifiantes mais nécessaires et au plaisir que l’on en retire. Fortement connoté sexuellement, ce mot fait aussi référence aux jeux érotiques et régressifs auxquels se livrent certains japonais, principalement des hommes. Et c’est en cela que Kaori s’interroge : les pratiques asobi par les femmes? Pour répondre à cette question, deux danseurs et deux danseuses (dont la chorégraphe) évoluent dans un décor en référence aux love hotels, chacun représentant un rapport au corps et des désirs différents.


Interview made by Karolina Markiewicz and Pascal Piron.

Translation by Katarzyna Żórawska.

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