Sergei Loznitsa

 

Born in 1964 in Baranavitchy in Belarus. He is a mathematician and a film director.

Sergei Loznitsa aims to give a distant look on the object movie. He says, like a mathematician of quantum mechanics, that he thinks of the look like of an additional layer. Adding his look to that of the movie. He is fast and demanding in his decisions, and lets his filmed subjects have their own emotions instead of imposing his own.

On the edge of experimental cinema, his documentaries show “humanity confronted with economic, social and political shifts of great impact”, depicting the moral decomposition of Russian society.

With his rigor, distance towards the filmed subjects and daring as to his narratives, one can see a bit of Terrence Malick in his work. In any case, since his beginnings, Sergei Loznitsa has always been noticed and praised by critics. His first feature film, My Joy, was selected for competition at the 2010 Cannes Film Festival and his second feature film, In the Mist, also selected at the 2012 Cannes Film Festival, received the FIPRESCI International Critics.

In 2014, he allows us to confront the Ukrainian revolution through his camera in the center of Kiev, Maidan. His eponymous documentary is clubbed on our skulls. Never have we been so close to contemporary history. Maidan has the merit to trace all the other past uprisings, especially the most recent, on Tahrir Square and on Taksim, we now know what is a hymn, a public mourning, the courage of the people. A hope for a real change by humanity, even in times of war.

The film was recently shown at the MOMA, on 19th January 2015, a perfect place to put art in a human context.

Sergei Loznitsa was the president of the latest Cineast festival in Luxembourg. He granted us an exceptional interview, full of smiles and a mathematician reflection on reality and abstraction. Of course, he told us about his own movies, but also about the seventh art in general and showed us how important it is to have a broad and general knowledge.

//français

Né en 1964 à Baranavitchy, en Biélorussie. Il est mathématicien et réalisateur.

Des yeux rieurs et émus à la fois, il souhaite poser cependant un regard distant sur l’objet film, comme en mathématique quantique, il dit superposer. Superposer son regard sur celui du filmé. Sergei Loznitsa est exigeant et rapide dans ces décisions, il confère à ses sujets filmés leurs propres émotions, pas les siens.

Parfois à la limite du cinéma expérimental, ses documentaires, comme l’a souligné Télérama, offrent une « humanité confrontée à des bouleversements économiques, sociaux et politiques de grande ampleur », montrant le décomposition morale de la société russe. Avec sa rigueur, la distance face aux sujets filmés, et une audace quant à ses narrations, on peut y voir un peu de Terrence Malick. En tous les cas, Sergei Loznitsa, depuis ses débuts a toujours été remarqué et salué par la critique. Son premier long-métrage, My Joy, a été sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2010 et son second long-métrage, Dans la brume, lui aussi sélectionné au Festival de Cannes 2012 a reçu le prix FIPRESCI de la critique internationale.

En 2014, il nous permet de nous confronter par le biais de sa caméra et son regard posé, sur la révolution ukrainienne, en plein centre de Kiev, à Maïdan. Son documentaire éponyme est un coup de matraque sur nos crânes. Jamais on n’a pu être aussi près de l’Histoire contemporaine. Maïdan a le mérite de retracer toutes les autres révoltes populaires passées, surtout les plus récentes, de la place Tahrir à la place Taksim, on sait désormais ce que vaut un hymne, ce que vaut un deuil public, ce que vaut le courage des peuples. Un espoir de véritable changement, à travers ce qui subsiste de l’humanité, même en tamps de guerre.

Le film a été récemment projeté au MOMA, le 19 janvier dernier – un endroit parfait pour remettre l’art dans un contexte humain.

Sergei Loznitsa a été le président du jury du dernier festival Cineast au Luxembourg. Il nous a accordé un entretien d’exception, pleins de sourires et une réflexion mathématicienne autour de la réalité et l’abstraction. Bien sûr, il nous a parlé de son cinéma mais aussi du septième art en général et nous a révélé à quel point il est essentiel d’avoir bien d’autres savoirs encore.

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