Romeo Castellucci / Oedipus Tyrann

Born in 1960 in Cesena.

Theater director, visual artist and Italian scenographer. He was the associated artist of the Festival in Avignon in 2009 and was awarded the Golden Lion at Venice Biennale in 2013.

A meeting with Romeo Castellucci, during the repetitions of Oedipus Tyrannus’ after Hölderlin. It premiered on March 6th at Schaubühne in Berlin. The repetitions were held in a former warehouse transformed into a studio, in the northwest of Berlin. A few moments of repetition were enoughto perceive all of the sharpness of the upcoming play, all the ambiguity and the strength of the language of Hölderlin – everything in the light of Romeo Castellucci and his creations. For Kulturstruktur, these are sacred moments. Romeo Castellucci is somewhat of a philosopher of theatre, reflecting for a long time on how to convey the material (the myth of Oedipus, the text by Hölderlin as well as the images) through the bodies, gestures and voices of the actors.

It is his third work on the poetry of Hölderlin whom he defines as profoundly feminine (The Four Seasons Restaurant and Hyperion (2012), and Letters of a Terrorist, first work of Castellucci’s first work in German, shown at Schaubühne in 2013).

And once more, he surrounds himself with mostly women, like his artistic collaborator, Silvia Costa (see Interview here), the playwright, Piersandra Di Matteo and the actors Iris Becher, Jule Böwe, Rosabel Huguet, Ursina Lardi, Angela Winkler et Bernardo Arias Porras.

Just like for The Four Seasons Restaurant, he places Oedipus the Tyrant in a secret and marginal society, uncommon, outside of time, the society of nuns. Romeo Castellucci reveals to Kulturstruktur the important aspects of the process of his work, his researches around the poetry of Hölderlin, the strangeness of the language which disarms the drama and the reflection around one of the biggest myths of our culture, Oedipus the Tyrant.

Oedipus the Tyrant will still be played 26, 27, 30 and 31 March at Schaubühne of Berlin.


//français

Né en 1960 à Cesena.

Metteur en scène, homme de théâtre, plasticien et scénographe italien. Il a notamment été artiste associé du Festival d’Avignon en 2009 et s’est vu décerner le Lion d’Or à la Biennale de Venise, en 2013.

Une rencontre dans la continuité avec Romeo Castellucci, pendant les répétitions d’Oedipe Tyrannus d’après Hölderlin, dont la première a eu lieu le 6 mars dernier à la Schaubühne de Berlin. Les répétitions se faisaient dans un entrepôt transformé en plateau, au nord-ouest de Berlin. Quelques instants de répétitions pour percevoir toute la finesse de la future pièce, toute l’ambiguïté et la force de la langue de Hölderlin – à l’image de Romeo Castellucci et de ses créations. Pour Kulturstruktur, des instants sacrés, théâtralement parlant. Romeo Castellucci agit comme philosophe du théâtre, il réfléchit longtemps la matière (le mythe d’Oedipe, le texte de Hölderlin ainsi que les images) à travers les corps, les gestes et les voix des comédiennes. Il s’agit de son troisième travail autour de la poésie de Hölderlin qu’il définit comme profondément féminine (après The Four Seasons Restaurant (2012) et Hyperion. Letters of a Terrorist, premier travail de Castellucci en langue allemande, à la Schaubühne en 2013).

Et une fois de plus, il s’est entouré de femmes, de sa collaboratrice artistique, Silvia Costa (voir Interview ici), la dramaturge, Piersandra Di Matteo et les comédiennes et un comédien: Iris Becher, Jule Böwe, Rosabel Huguet, Ursina Lardi, Angela Winkler et Bernardo Arias Porras.

Tout comme pour The Four Seasons Restaurant, il place Oedipus the Tyrant dans une société secrète et marginale, hors du circuit sociétal commun, hors du temps, celle des nonnes. Il dévoile à Kulturstruktur des aspects importants du processus de son travail, ses recherches autour de la poésie de Hölderli, l’étrangeté de la langue qui désarme le le drame et sa réflexion autour de l’un des plus grands mythes de notre culture, un Oedipus the Tyrant et avec lequel on peut être compatissant.

La pièce sera jouée encore les 26, 27, 30 et 31 mars prochaine à la Schaubühne de Berlin.


Interview made by Karolina Markiewicz and Pascal Piron.

Translation by Katarzyna Żórawska.

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