Bert Theis

Bert Theis is a visual artist, he was born in 1952, lives and works in Milan. He has represented Luxembourg at the Venice Biennale in 1995, where he installed the Potemkin Lock Pavilion among the other pavilions in the Giardini.

Bert Theis works must have a function, not as design objects. They don’t embellish anything, they highlight the human community and the common state. His work also functions as anchor points of a different society, a more poetic and fair one in the sense of a concrete application. The works exist in interaction with people and ‘real life’. Bert Theis creates a modest art referred to as minimalist, like simple benches or podiums. He manages through these small islands to create opportunities for reflection, and in that sense the work detaches itself from the rapid movement of our society.

One example is the “philosophical Platform” during the “Skulptur. Projekte in Münster “ in 1997. Bert Theis has created a podium of white planks which became a meeting point for people – visitors, tourists and residents. (This object was neither sculpture nor painting nor readymade, neither beautiful nor ugly, etc.). It was intended for use by passers, nothing predetermined the content of this use. A platform exposing more its availability than its own form. An area prepared for “philosophy”, for the pause, the withdrawal, the reflection, the imagination escape, the informal exchange or the constructed dialogue, but also the game or even the dance (a tango club held its classes there).

He remains inseparable from the notion of concrete utopia (Ernst Bloch), as well as of his partner Mariette Schiltz. Together with other artists, philosophers, sociologists and workers, they pursue an odyssey through Europe with the major project Isola Utopia. Bert has recently been working in Colombia to work on various projects, always linking art and politics in the idea to improve society.

Bert Theis embellishes nothing, he seeks neither beautiful nor ugly; he fights, he makes a difference, in Milan or in the self-managed factory Rimaflow. In the interview with Kulturstruktur in 2015, he explains his work and the projects in which he is involved. He wonders about the concrete utopias and talks about possible solutions.

Visit Isola Art Center.

//français

Bert Theis est artiste plasticien, il est né en 1952, il vit et travaille à Milan. Il a représenté le Luxembourg à la Biennale de Venise, en 1995, il y installa le pavillon Potemkine Lock au milieu des autres pavillons dans les Giardini.

Les œuvres de Bert Theis doivent avoir une fonction, non pas comme objets de design, ici elles n’embellissent rien, elles mettent en avant la communauté humaine et plus encore le commun. Ses travaux fonctionnent aussi comme autant de points d’ancrage libres et gratuits d’une société différente, plus poétique, dans le sens d’une application concrète et plus juste aussi. Les oeuvres existent en interaction avec les personnes et ‘la vraie vie’. Bert Theis crée donc un art modeste, référencé comme minimalistes, des bancs ou des podiums – il parvient à travers ces petites ‘îles’ à marquer les visiteurs des possibilités de réflexion, et en ce sens, il se détache du mouvement rapide et des toutes les aliénations dont notre société s’est dotées.

Un exemple est la « Plate-forme philosophique » lors du « Skulptur. Projekte in Münster » en 1997. Bert Theis a créé un podium de planches peintes en blanc qui est devenu un point de rencontre pour les gens – visiteurs, touristes et habitants.  (ni sculpture ni peinture ni readymade, ni beau ni laid, etc.). Il se proposait à l’usage des passants sans rien prédéterminer de cet usage. Une plate-forme exposant plus sa disponibilité que sa propre forme. Un espace disposé pour la « philosophie », c’est-à-dire déjà pour la pause, le retrait réconciliateur, la réflexion, l’échappée imaginaire, l’échange informel ou le dialogue construit, mais aussi le jeu ou même la danse (un club de tango y tenait ses séances).

Il est indissociable de la notion d’utopie concrète (Ernst Bloch) et de sa compagne, Mariette Schiltz avec laquelle en premier lieu, tout en invitant d’autres artistes, philosophes, sociologues, ouvriers – se poursuit ainsi une odyssée à travers l’Europe avec le projet majeur Isola Utopia. Bert a récemment travaillé en Colombie pour mettre en application divers projets, toujours en liant l’art et la chose politique, la société à améliorer.

Bert Theis n’embellit rien, il ne recherche ni le beau ni le laid, il ne crée pas de décor, il combat, il fait avancer les choses, à Milan ou dans l’usine autogérée de Rimaflow. Dans l’interview accordée à Kulturstruktur en août 2015, qui fait toujours autant sens, il explique son travail, les projets dans lesquels il s’implique. Il s’interroge sur les utopies concrètes et réfléchit aux possibles solutions.

Visitez Isola Art Center.

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